PCESA

Programme de Croissance Economique dans le Secteur Agricole

33.3

Milliards du Royaume du Danemark

3.6

Milliards de l’Union Européenne

8.325

Milliards de l’ Etat burkinabè

Le Programme de Croissance Economique dans le Secteur Agricole(PCESA)
Le PCESA était pour durer du 01 Juillet 2013 au 30 juin 2018 mais suite à la revue à mi-parcours, il a été prorogé jusqu’en 2020. Il fait suite à deux programmes (PADDAB I de 2000 à 20O6 et le PADAB II de 20O6 à 2012) d’appuis danois au secteur agricole. Le programme est financé par le royaume du Danemark et l’Etat burkinabè respectivement de 33,3 Milliards de F CFA et de 8,325 Milliards de F CFA.
La zone d’intervention du programme varie d’une composante à l’autre.
• la composante A couvre pour compter de janvier 2018 toutes les treize régions du Burkina Faso à travers toutes les filières agricoles sauf le coton dans son maillon production(c’était la même zone d’intervention que la B avant 2018).
• la composante B couvre les régions du Centre-Est, du Centre-Ouest, de l’Est, du Nord et du Sahel avec une possibilité d’ouverture dans les villes de Bobo et Ouaga. Elle intervient dans ces régions à travers 5 filières agricoles : maïs, Niébé, bétail/ viande, karité et gomme arabique
I. Objectif global
L’objectif global du programme est de contribuer à une augmentation de la productivité, des valeurs ajoutés et des revenus agricoles en vue de contribuer à une croissance économique nationale et une réduction de la pauvreté

II. Les composantes
Le Programme est constitué de deux composantes :
2.1. La composante A : Appui à l’entrepreneuriat agricole et au secteur privé agricole
Son objectif est de développer et fournir l’accès des entreprises rurales aux services d’appui conseil et aux prêts d’investissement en vue d’augmenter la productivité, la création d’emplois et l’expansion des entreprises »
La composante a deux sous composantes :
2.1.1 La sous-composante A.1 : l’appui conseil
Cette sous composante intervient à travers deux fonds :
• le fonds d’appui conseil (fonds agro-industrie) : elle vise à apporter des services d’appui conseil adaptés à la demande des entreprises afin de renforcer leurs capacités et leur compétitivité sur le marché. Elle intervient à travers des facilitateurs (en fonction de leur compétences) déployées sur le terrain
Ce fonds permet la mise en relation des entreprises aux institutions de finance pour l’accès aux crédits.
• le fonds vert pour appuyer la réalisation d’investissements ayant des effets favorables sur l’environnement ou permettant de faire des économies d’énergie, ce fonds est une subvention à coûts partagés à hauteur de 50%.Le fonds vert est entièrement intégré au fonds agro-industrie pour compter de 2018
2.1.2 La sous-composante A.2 : financement des investissements des entreprises
Elle a pour stratégie d’intervention :
• l’appui à deux institutions financières (CORIS-BANK, ECOBANK) par la mise à disposition de ressources financières aux entreprises agricoles et l’appui accompagnement. Ces institutions financières sont désireuses d’adapter leurs produits de crédits aux entreprises du secteur Agricole.
• la mise en place d’un fonds de garantie (à travers la SOFIGIB) permettant aux institutions financières la couverture partielle de leur risque vis-à-vis de ce type de client emprunteur (entreprises du secteur Agricole)

2.2 La composante B : appui à l’amélioration des conditions cadres du secteur agricole
Cette composante a pour objectif d’améliorer les conditions cadres pour le développement du secteur agricole rural en général et des filières retenues par le PCESA en particulier. Elle comprend deux sous composantes :

2.2.1 La Sous composante B1 : appui à l’opérationnalisation du PNSR.
Il s’agit de développer le PNSR comme cadre fédérateur de programmation, suivi, financement et pilotage du développement agricole au Burkina Faso. Elle a comme défi majeur de contribuer à l’opérationnalisation du PNSR en tant que cadre commun et crédible de planification, suivi, financement et pilotage des compétences des trois ministères en charge du développement rural. Cette sous composante a pris fin en 2017
Pour certaines activités non achevées, c’est la sous composante B2 qui en assure la gestion avec l’appui technique de la DGESS/MAAH

2.2.2 La sous composante B2. Appui au cadre stratégique, Légal, réglementaire et infrastructures.

Il s’agit d’améliorer la production, la productivité, la qualité et la commercialisation du secteur agricole et des filières retenues par une optimisation du cadre stratégique, légal et réglementaire et du tissu d’infrastructures publiques.

Elle contribue au développement du cadre réglementaire et au financement d’infrastructures collectives sur demande des collectivités territoriales (communes et conseils régionaux) et des opérateurs économiques structurés.
La sous composante appuie également le développement de modèles de gestion déléguée et de partenariat public-privé comme gages d’une gestion durable des infrastructures financées

III. Mesures spécifiques au PCESA

Le programme s’exécute sur la base du respect des droits humains qui est une exigence du bailleur de fonds. Il s’agit de la prise en compte :
(i) des aspects « genre » et égalité hommes-femmes,
(ii) des aspects jeunes,
(iii) des aspects environnementaux,
(iv) des aspects liés aux personnes défavorisées,
(v) de l’équité (la non-discrimination),
(vi) de la Croissance verte.

4.1 Organigramme

Instance de décision et d’orientation

Le PCESA est sous la tutelle technique du MAAH et sous la tutelle financière de MINEFID
Le PCESA était administré jusqu’en fin 2017 par un Comité de Pilotage (COPIL) qui était un mécanisme formel de prise de décision conjointe entre le gouvernement du Burkina Faso et la coopération danoise représentée par l’Ambassade de Danemark au Burkina Faso. Le COPIL sera remplacé par un comité de revue conformément à la réglementation des projets et programmes en vigueur actuellement
Le COPIL était soutenu dans son rôle par des Comités d’orientations (CO). Chaque composante dispose d’un Comité d’Orientation qui est composé des structures techniques directement impliquées dans la mise en œuvre de composante. Le CO se réunit avant chaque session du Comité de Pilotage et chaque fois que nécessaire. Il a principalement pour mandat de suivre l’opérationnalisation de la composante. Dans la nouvelle règlementation les CO resteront comme structures techniques
Au niveau central
La coordination générale du programme est assurée par la DGESS/ MAAH. Une coordination nationale y est mise en place.

Pour la Composante A, la gestion quotidienne était confiée à une structure privée (Maison de l’Entreprise du Burkina Faso (MEBF) qui assurait la maîtrise d’ouvrage déléguée de la Composante jusqu’en fin mai 2017 Une autre structure (NIRAS, cabinet d’études) en a pris la relève depuis janvier 2018

Pour la Composante B, la DGESS/ MAAH (avec la coordination nationale) en assure la gestion quotidienne
Le SP/CPSA assurait la coordination de la sous-composante B1.

Au niveau régional

La Direction Régionale en charge de l’agriculture est le coordonnateur régional. Il est appuyé dans la mise en œuvre du programme par les DR en charge de : (i) ressources animales, (ii) environnement, (iii) genre, (iv) infrastructures, (v) l’habitat, et du commerce.
Le Conseil régional préside le Comité d’Approbation des Projets (CAP) appuyée par une commission technique d’analyse des projets mises en place dans chaque région. Le CAP a l’autorité d’approuver les projets présentés par les organisations professionnelles, les communes, les Conseils Régionaux.
Les communes soumissionnent les projets les inscrits dans leur budget et assurent l’exécution et elles délèguent la gestion au privé.
Les interprofessions identifient les besoins et accompagnent les collectivités territoriales dans la formulation des projets.

IV. Principes d’exécution des investissements structurants

• Financement basé sur la demande ;
• Délégation des pouvoirs de décision, permettant aux structures déconcentrées et décentralisées de gérer les projets développés : principe de subsidiarité ;
• Financement des infrastructures suivant le circuit de la gestion budgétaire des collectivités territoriales ;
• Réalisation des infrastructures planifiées et réparties en 3 blocs de construction sur la durée du programme (campagnes 2014/2015 – 2015/2016 et 2016/2017). Cela permet de préparer l’identification, les modalités de gestion, les dossiers d’appels d’offre et la planification budgétaire ;
• Développement de la gestion déléguée des ouvrages sur la base de partenariat public/privé.