Défi de la sécurité alimentaire et nutritionnelle dans un contexte d’insécurité : quelles stratégies d’accompagnements des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques ? c’est sous ce thème que s’est ouverte la Journée Nationale du Paysan à Gaoua les 25-26 et 27 avril 2019. Le PCESA a pris part à cette 21 -ème édition de la JNP à travers les échanges aux ateliers sectoriels sur le thème de l’édition ; au meeting sur l’ouverture officielle, l’entretien avec son excellence le Président du FASO et animé un stand institutionnel.

 

La Journée Nationale du Paysan (JNP) est fondamentalement liée à la volonté des autorités du Burkina Faso, de se fonder sur un dialogue permanent avec les couches Paysannes pour bâtir des politiques agricoles audacieuses et mettre en œuvre des actions consensuelles de développement rural. A toutes les tribunes aux niveaux national et international, l’intérêt des Autorités pour la promotion du secteur rural est sans cesse manifesté. La reconnaissance de la nation aux braves producteurs pour leur engagement dans le secteur agricole et reconnaitre le rôle qu’ils jouent dans le tissu économique et social du pays. Remise de matériels, d’engrais et autres kits agricoles pour accompagner les acteurs du monde rural, ouverture de la foire des produits, visite des stands par le chef de l’Etat, décoration de 141 acteurs du monde rural dans le domaine agro-sylvo-pastoral, halieutique et faunique. Ce sont les temps forts qui ont marqué l’ouverture officielle de la 21e édition de la Journée nationale du paysan, le vendredi 26 avril 2019, sur le terrain du lycée Bafudji de Gaoua. Le cout global de ces kits agricoles s’élève à 71 millions de FCFA.
Ce soutien du gouvernement aux chambres régionales d’agriculture des treize régions du Burkina vise à permettre aux acteurs, de mieux aborder la campagne agricole pour relever le défi de la sécurité alimentaire. Cet appui aux producteurs sonne comme un soulagement selon certains producteurs. « A l’orée du début de la campagne agricole à venir, ce don vient accompagner nos producteurs », a affirmé Eric Zougmoré, président de la Chambre régionale d’agriculture du Centre-sud.

Le matériel à remettre aux producteurs
Mais, des réformes s’imposent pour accompagner les acteurs du monde rural pour leur permettre de relever les défis majeurs et les obstacles au développement du secteur. Pour y parvenir, les différents partenaires en matière de développement rural ambitionnent d’œuvrer avec plus d’efficacité et plus de synergie pour la conduite des actions.
Cette rencontre aussi est une occasion pour les acteurs du monde rural de mûrir les réflexions, en élargissant les concertations à la base afin de développer des mécanismes pour assurer la continuité de la production, condition indispensable pour l’atteinte de la sécurité alimentaire et nutritionnelle du Burkina.
Pour relever le défi de l’insécurité alimentaire dans le pays, les acteurs interpellent le gouvernement sur plusieurs points pour accompagner les producteurs.

Le ministre de l’agriculture
Cette présente édition qui se tient sous le thème « Défi de la sécurité alimentaire dans un contexte d’insécurité : quelles stratégies d’accompagnement des exploitations agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques », est d’actualité au regard des maux qui minent le secteur rural au regard du contexte sécuritaire. Face à cette situation, « des actions sont en cours pour apporter, une réponse à la sécurité alimentaire et nutritionnelle », a souligné le ministre en charge de l’Agriculture, Salifou Ouédraogo.
La plupart des conflits ont pris leur origine dans cette question de foncier rural et la non- mise en valeur de certaines zones à fort potentiel agricole. Ainsi, selon le gouverneur de la région du Sud-ouest, Tagsséba Nitiéma, « sur 78 cas de conflits enregistrés dans la région en 2018, 59 cas sont liés aux fonciers ruraux ».


Le président de la chambre nationale d’agriculture du Burkina
Malgré les efforts entrepris par le gouvernement pour soutenir le secteur, des insuffisances persistent au regard des difficultés vécues au quotidien par les producteurs. Il s’agit de la modernisation des exploitations agricoles à travers la promotion de la mécanisation et l’introduction de nouvelles technologies. « L’irrégularité des appuis techniques aux producteurs, l’absence de priorité dans l’application de paquets technologiques de production et la diminution du potentiel productif dans les exploitations familiales », sont entre autres difficultés du secteur, a confié Moussa Koné, le président de la Chambre nationale d’agriculture du Burkina.
Au cours de l’ouverture de la JNP, les mérites de 141 acteurs du monde rural ont été reconnus par une remise de décorations.
La chambre nationale d’agriculture a introduit une innovation à travers la création d’un cadre d’échanges, d’informations, de sensibilisation et de recréation appelé « espace paysan ».Cet espace paysan a permis la réalisation de nombreux panels sur les thématiques touchant la profession agro-sylvo-pastorale halieutiques et fauniques.
Pour l’occasion, le PCESA a mis en place et animé un stand institutionnel. Le PCESA avait un stand institutionnel, qui a servi à présenter le programme ainsi que l’exposition du savoir-faire des filières qu’il accompagne. Plusieurs participants ont visité le stand PCESA dont les plus hautes autorités. Ces foires ont pour but de contribuer à l’émergence des PME/PMI. Ces manifestations de masse à caractère commercial, permettent aux acteurs nationaux, sous régionaux et internationaux de se connaître, de faire connaître leurs entreprises, de découvrir les potentialités des pays et suscitent l’esprit d’innovation pour la valorisation des produits issus des ressources agro-sylvo-pastorales, halieutiques et fauniques.

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